Le capitalisme est il durable ?

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Auteur(s) de l'ouvrage: 
Bernard Perret
Maison d'édition: 
Carnets Nord
Date de parution de l'ouvrage: 
Janvier 2008
Date de rédaction: 
Juin 2011

 

S’il n’y avait pas de crise écologique on ne parlerait pas de développement durable (p13).

 

Il n’est plus possible d’attendre que l’épuisement des ressources provoque une augmentation suffisante des prix  pour réduire la consommation d’énergie fossile, (p30) (voir Henri Prévot, Trop de pétrole, Seuil 2007).

On ne peut se permettre d’attendre ni l’épuisement des combustibles fossiles (pétrole, gaz, puis charbon, à un horizon de quelques décennies, ) ni l’aggravation catastrophique des symptômes du réchauffement pour limiter nos émissions de gaz à effet de serre (p 31).

 

 

L’Etat aux commandes (p131)

Subordonner les marchés à des impératifs qui leur sont extérieurs

 

 

Troubles dans la propriété (p137)

Il faut apprendre à gérer ce qui appartient à tous. C’est un vrai défi. L’histoire et l’observation quotidienne livrent sur ce sujet une leçon pessimiste ; seule l’appropriation individuelle fournit l’intéressement nécessaire à une bonne gestion (p142)

Le capitalisme financier : quand propriété rime avec irresponsabilité (p147) : L’attrait si particulier de l’argent vient du fait qu’il donne une liberté de choix sans contrepartie, contrairement aux bien réels, dont il faut, d’une manière ou d’une autre s’occuper concrètement. Il permet tout et n’oblige à rien, et de ce fait, institue un pouvoir sans responsabilité ni implication personnelle

 

La crise écologique recentre l’économie sur ce qui n’a pas vocation à être approprié par un individu, ni monnayé. Ce retournement met en question la place de la propriété individuelle, du marché et de l’argent comme outils de rationalisation de l’action humaine. L’immense paradoxe, c’est que ce retour programmé du collectif intervient dans un monde qui se remet tout juste de la mort du communisme et qui croyait en avoir fini une bonne foi pour toute avec l’utopie socialiste (p151).

 

La force du PIB est de refléter une convention sociale qui fait de l’argent la mesure de la valeur des choses (p171).

 

 

Au-delà du bien-être mesurable, la dynamique des finalités (p173)

Nous n’inventerons pas de nouveaux modes de vie sans faire émerger dans le même mouvement une nouvelle échelle de valeurs et de désirs.

Pour promouvoir d’autres modes de vie, on ne pourra pas se contenter de disqualifier les consommations néfastes pour l’environnement. Si l’on veut modifier les comportements en profondeur, il faudra faciliter l’expression de nouvelles préférences collectives. Aller vers un développement plus qualitatif ne pourra se faire si les gens n’apprennent pas à goûter les avantages qui en découlent.

 

 

Une guerre d’un nouveau type, (p179)

L’économie de guerre

Le développement durable, c’est une autre économie. (..) Pour les entreprises, il ne s’agira plus seulement de répondre aux demandes de consommateurs individuels, mais de relever des défis propres à assurer la survie collective, qui leur auront été signifiés par la puissances publique. L’économie devra se soumettre à des impératifs extérieurs à sa propre logique.

 

Pour décrire un tel changement le seul modèle dont nous disposons est celui de l’économie de guerre.

Retour à la pénurie et à la  planification, recul des mécanismes de marché.

Une économie dirigée

 

Définition de la gouvernance : capacité d’une société à se gouverner aux moyens d’institutions, de systèmes de représentation, de processus de négociation, de décision, de contrôle (p191).

 

La raison d’être du politique est des créer des capacités d’action (p192).

 

Il ne sert à rien de masquer les nécessités de rupture (p 195)

Trop souvent les documents officiels donnent l’impression fausse, que l’on s’en tirera par des adaptations limitées et que chacun y trouvera facilement son compte (exemple du rapport Stern) (p 195).

Il faudra passer par un changement du cadre de rationalité au sein duquel les gens raisonnent