Une nouvelle conscience pour un monde en crise. Vers une civilisation de l’empathie

Auteur(s) de l'ouvrage: 
Jeremy Rifkin
Maison d'édition: 
Les liens qui libèrent
Date de parution de l'ouvrage: 
Janvier 2011
Date de rédaction: 
Février 2013

 

Jeremy Rifkin, né aux Etats-Unis en 1945, est un spécialiste  de prospective économique et scientifique. Il est fondateur et président de la Foundation on Economic Trend (FOET) basée à Washington. Il a conseillé diverses institutions politiques et notamment la Commission Européenne et le Parlement Européen. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont « Le Rêve européen », « La Fin du Travail », « Le siècle biotech » « La troisième révolution industrielle »..

 

Introduction

 

Jeremy Rifkin a construit son ouvrage à partir des développements récents qu’ont connu les sciences biologiques, les sciences  cognitives et de la psychologie, et qui mettent en avant une vision radicalement neuve de la nature humaine. « Les récentes découvertes des spécialistes du cerveau[1] et du développement de l’enfant nous forcent à réexaminer la vieille idée d’un être humain qui serait naturellement agressif, matérialiste, utilitariste et égoïste ». Pour J. Rifkin, nous sommes une espèce fondamentalement empathique et  cette prise de  conscience naissante a d’immenses et profondes conséquences  pour notre manière de comprendre comment se construit une société : « c’est par l’empathie que nous créons la vie sociale et faisons progresser la civilisation »

 

Partant de l’idée que l’empathie est notre vraie nature, l’ambition de l’auteur est de faire l’histoire de l’évolution de l’empathie humaine, de proposer « l’histoire de l’humanité que l’on n’a jamais racontée ».  Pour lui, c’est en mettant en avant l’évolution extraordinaire de la conscience empathique qu’on peut découvrir ce qu’est la « quintessence de l’histoire de l’humanité », bien que les historiens ne lui aient pas accordé l’attention qu’elle mérite .  Envisager l’histoire du point de vue de l’empathie permet de mettre au jour, dans le grand récit de l’humanité, de nouveaux fils conducteurs peu utilisés par les historiens : « la littérature, les arts, la théologie, la philosophie, l’anthropologie, la sociologie, les sciences politiques, la psychologie, l’histoire des communications ».

 

L’ouvrage est construit autour d’une problématique bien spécifique : la relation paradoxale qui se tisserait - tout au long de l’histoire humaine - d’une manière de plus en plus forte entre l’élargissement de l’empathie et la croissance de l’entropie[2] - dont la principale manifestation est l’épuisement des ressources naturelles. Cette relation paradoxale aurait pour origine  les changements de « régime énergétique » mis en oeuvre par les hommes au cours de leur histoire et qui rendent nécessaire des révolutions dans les techniques de communication[3] afin gérer des sociétés de plus en plus complexes et puisant leur dynamisme dans ces nouveaux régimes énergétiques. « Ces civilisations technologiquement plus avancées ont alors rassemblé des populations diversifiées, intensifié la sensibilité empathique et élargi la conscience humaine. Mais ces milieux toujours plus compliqués exigent un usage plus extensif de l’énergie et accélèrent notre marche vers l’épuisement des ressources naturelles ». « Telle est l’ironie de l’histoire : les progrès de notre attention empathique ont été rendus possibles par une consommation toujours plus grande d’énergie et des autres ressources de la Terre, qui a spectaculairement dégradé la santé de la planète »

 

A travers l’histoire de l’empathie humaine, la réelle ambition de l’auteur est de nous proposer une histoire de l’évolution de la conscience humaine. « La conscience empathique a grandi au fil des 175 000 années de l’histoire humaine (..) Ses progrès ont été irréguliers mais la trajectoire est claire. Développement de l’empathie et développement du moi avancent ensemble et accompagnent la complexification des structures sociales énergivores successives qui constituent le parcours humain ». « La convergence des révolutions de l’énergie et des communications ne reconfigure non seulement les sociétés, les rôles et les rapports sociaux, mais aussi la conscience humaine. Les révolutions des communications changent l’orientation spatio-temporelle des humains et, ce faisant, la façon dont leur cerveau appréhende la réalité ». Selon l’auteur la conscience humaine aurait connu différentes phases en fonction de l’évolution des technologies de communication.  « Les cultures orales s’ancrent dans la conscience mythologique. Les cultures écrites engendrent la conscience théologique. Les cultures imprimées s’accompagnent de la conscience idéologique. Les premières cultures électriques suscitent la conscience psychologique ». Internet et les réseaux sociaux promeuvent la conscience dramaturgique. « Chaque révolution qui complexifie les communications réunit des individus plus diversifiés, dans des réseaux sociaux  plus expansionnistes et plus denses (..) ces révolutions offrent un champ toujours plus englobant à la maturation de l’empathie et à l’élargissement de la conscience ». Mais aujourd’hui, tous les stades de la conscience qu’ont connus les humains au fil de l’histoire existent encore et sont très dynamiques, dans diverses nuances. « Nous sommes pour la plupart  des êtres composites, construits par notre passé historique profond, et nous gardons en vie des jugements de conscience ancestrale dans nos cadres de référence mythologiques, théologiques, idéologiques, psychologiques et dramaturgiques »

 

Une des hypothèses fortes de l’ouvrage est donc que les civilisations technologiquement plus avancées ont intensifié la sensibilité empathique et élargi la conscience humaine. De notre point de vue,  il n’y a pas de relation automatique entre les révolutions successives des techniques qui permettent aux hommes de communiquer et d’échanger de plus en plus de messages et l’augmentation de leur  sensibilité empathique. Néanmoins, on ne peut pas nier que les nouvelles technologies d’information et de communication (NTIC) ont modifié en chacun d’entre nous, notre vision du monde et notre vision de la place des hommes dans le monde ; ces nouvelles technologies ont surement modifié notre conscience mais elles n’ont pas forcément augmenté notre sensibilité empathique.

 

La première limite, par ailleurs fort intéressant, de ce livre est de laisser supposer que cette évolution de la conscience humaine était la même pour tous les peuples. Si ce livre est bien une histoire de la conscience humaine, c’est d’abord l’histoire de cette conscience  au sein d’une civilisation bien déterminée, la civilisation  occidentale qui conserve encore les marques et les influences, de la conscience mythologique grecque et de la conscience théologique du Dieu d’Abraham. La seconde limite est d’avoir donné une trop grande place au déterminisme des  techniques et plus précisément à la convergence des techniques énergétiques et des techniques de communication. La conscience humaine n’évolue pas seulement partir des techniques mises en œuvre par les hommes ; les capacités de se penser soi-même et de se penser dans le monde  peuvent prendre des chemins différents. On ne peut, par exemple,  que se réjouir que certains scientifiques travaillant dans les domaines de la physique quantique (Werner Heisenberg, Robert Oppenheimer, Niels Bohr, par exemple) ou dans ceux l’astrophysique (Hubert Reeves, Trinh Xuan Thuan) découvrent que leur vision du monde et de la place de l’homme dans le monde est en harmonie avec l’enseignement de traditions philosophiques et spirituelles telles que le bouddhisme et le taoïsme qui se sont développées en Orient depuis plusieurs milliers d’années.

 

Depuis le début de l’industrialisation, notre vision de l’homme et de sa place dans le monde a été fortement marquée par les siècles des Lumières

 

Dans son livre Jeremy Rifkin fait souvent références aux penseurs  du siècle des Lumières[4] notamment dans son chapitre 9 qui a trait à la conscience idéologique, la conscience qui s’appuie sur les idées de différents philosophes du XVIII ème siècle « Au début de l’époque moderne, plusieurs « idées » sur la nature humaine se disputaient l’attention du public : ce fut l’ère de la « conscience idéologique ».  Selon l’auteur, cette conscience idéologique succède à la conscience théologique qui l’a précédée et qui se fondait sur une vision de l’homme et du monde imposée par les religions monothéistes et notamment par l’Eglise Catholique. « Pendant près de 1700 ans, en Occident, on a cru que les humains étaient des pécheurs sur une Terre marquée par la Chute. Notre seul espoir était le salut dans l’au-delà »[5].

 

Depuis les siècles de Lumière et jusqu’à tout récemment, les philosophes et la plupart des scientifiques ont pensé que la nature humaine était matérialiste, c’est-à-dire que « l’objectif de chacun était de s’assurer son bien-être et de s’incorporer le monde »[6]

Thomas Hobbes (1588-1679) , philosophe anglais auteur notamment du Leviathan, qui a eu une influence considérable sur la philosophie politique moderne par sa conceptualisation de l’état de nature, et du contrat social. Le Léviathan a aussi influencé l’émergence de la pensée économique du XXème siècle «  nous sommes nés pour nous battre et nous concurrencer pour dominer, gagner et assurer notre confort matériel au dépens de nos semblables »

John Lock (1632-1704), philosophe anglais : nous sommes par nature des animaux qui acquièrent ; nos mains et nos outils nous servent à exproprier la nature de ses ressources et à transformer la Terre, cette vaste friche, en propriété productive , « la négation de la nature est le chemin du bonheur »

Jeremy Bentham (1748-1832) et sa thèse utilitariste[7]: toute la condition humaine se réduit à éviter la douleur et à optimiser le bonheur

 

Un très large consensus régnait :« chacun jouissait de sa conscience de soi unique et bien à lui. L’individu était la référence commune »

L’être humain est un animal pensant et sentant ;  mais la question cruciale est de savoir  lequel de ces deux modes, le sentiment ou la pensée est le plus pertinent pour comprendre la nature humaine

Opposition antagoniste entre John Locke (c’est notre esprit qui nous dit ce que nous ressentons) et Hume (nous sentons d’abord les choses puis nous en tirons des catégories abstraites)

Les philosophes des Temps modernes ont préféré, à quelques exceptions près, définir la nature humaine dans une perspective rationaliste

« Les calvinistes austères (cherchant par la théologie la certitude et l’ « élection » et de la grâce de Dieu) et les philosophes des Lumières - résolus à offrir des principes d’organisation rationnels au marché et aux administrations naissantes des Etats Nations naissants - ont contribué à créer une nouvelle cosmologie qui allait gouverner l’Europe, l’Amérique et une grande partie du monde au XIX siècle. L’homme « nouveau » de l’ère nouvelle serait seul devant Dieu, seul sur le marché, aussi dans la nouvelle culture urbanisée, mais armé de la raison lui permettant de naviguer efficacement dans un univers mécanique.[8]

 

Raison et sentiments

L’ascétisme rigoureux et le rationalisme austère n’ont pas été admis sans contestation. Un contre mouvement puissant a créé un contre-récit : l’ « âge du sentimentalisme » du XVIII siècle et l’époque romantique du XIX siècle. De ces contre-courants est sortie  à l’aube de la modernité, une seconde grande vague d’empathie, elle est venue grossir et approfondir celle qui avait commencé avec les humanistes du XVI siècle à l’extrême fin du Moyen Age[9]

Le XVIII siècle a été le cadre d’un bras de fer grandiose entre la raison et l’émotion

Au désenchantement du monde par la froide logique analytique de la raison humaine, s’est opposé le ré-enchantement de l’expérience humaine dans notamment le mouvement « le sentimentalisme » : doctrine ou pratique de la culture des émotions pour elles-mêmes » s’est concrétisée dans différents romans  « Il en est résulté une poussée d’empathie d’une immense portée »

« La lutte pour trouver un compromis entre raison et sensibilité s’est jouée dans les révolutions américaines et françaises, mais à des fins différentes (..) Toutes deux croyaient à l’égalité, sur le principe sinon dans la réalité. Mais, tandis que la révolution américaine privilégiait les chances de l’individu sur le marché et le droit pour chacun d’œuvrer pour son bonheur personnel, les Français préféraient mettre l’accent sur la fraternité. Dans les deux pays, les dirigeants intellectuels étaient majoritairement des déistes attachés à l’âge de raison. Sur la question de la nature fondamentale  de l’homme, les Français étaient beaucoup plus sensibles aux textes émotionnels et passionnés d’un Jean-Jacques Rousseau, auquel les Américains préféraient le rationalisme tempéré du philosophe anglais John Locke, convaincu que le désir d’acquérir une propriété privée est une base de la nature humaine »

Dans le Nouveau calendrier de la révolution française l’ensemble de l’       année était restructuré pour l’adapter au système décimal, ce calendrier « incarnait la forme extrême absolue, d’une mentalité rationnelle, soumettant la société à un ordre temporel mathématique froid détaché et conçu pour effacer tout vestige d’expérience et de souvenir humain. 

La tentative de la révolution française de faire cohabiter raison et sensibilité sous le même toit a échoué « La révolution s’est retournée contre elle-même, elle a oscillé brutalement entre un autoritarisme rationnel extrême et un déferlement passionné d’émotions, et elle a fini par s’autodétruire »

 

Droit de propriété et nature humaine

Les philosophes des Lumières  et notamment John Locke, Adam Smith étaient persuadés que l’appropriation était inhérente à la nature humaine (..) L’idée de l’individu autonome propriétaire est la pierre angulaire de la pensée des Lumières et le leitmotiv du discours moderne sur la liberté individuelle. Ennoblir l’idée des droits de propriété a permis à la bourgeoisie émergente d’Europe d’élever un rempart juridique pour contrer les anciennes obligations à l’égard de l’Eglise et des féodaux»[10]

« L’inscription des rapports de propriété privée au cœur de la nature humaine était une épée à double tranchant ; En assurant à chacun le droit aux fruits de son travail contre les privilèges de l’ordre féodal, puis du régime monarchique, elle stimulait la différenciation, l’individualisation et l’identité personnelle.(.. ;) Mais l’attachement quasi fanatique à la propriété privée – au point de la sacrer caractéristique première de la nature humaine – a eu aussi l’effet contraire : établir une frontière entre « le mien » et « le tien », séparer les gens sur des modes entièrement nouveau en créant des barrières sociales entre les privilégiés et les sans-fortunes[11], Instauration d’un nouveau principe d’exclusion

Pour J. Rifkin « Le desserrement de nos liens avec le régime de la propriété privée est potentiellement de très grande portée, tant pour l’avenir de l’économie mondiale, que pour le psychisme collectif de l’humanité »[12]

Bonheur et richesse

Hegel : la propriété est une extension de la personnalité, la propriété devient une composante de son moi étendu, une façon de projeter sa présence et son être parmi ses semblables ; Les autres connaissent et reconnaissent la personnalité de quelqu’un aux objets qu’il possède Le postulat implicite est clair : plus on amasse de biens , plus on développe sa personnalité Et une personnalité plus développée fait un moi plus heureux[13]

En liant le bonheur d’un homme à l’acquisition de biens privés et en chevillant la propriété privée au cœur de la nature fondamentale de l’homme, les philosophes utilitaristes ont posé les bases de la vision de l’être humain comme animal porté à acquérir, que sa nature même prédispose à amasser toujours plus de richesses

 

 

 

 

 

Une découverte scientifique : l’homme est par nature empathique 

(chapitre 2, 3 4)

 

Empathie et sympathie

Le concept d’empathie est relativement récent.  Le mot d’empathie est entré dans le vocabulaire qu’en 1909 à partir du mot allemand Einfühlung. Il a un précurseur, le mot sympathie, mais il s’en distingue nettement .« La <pathie d’ « empathie » suggère que nous entrons émotionnellement dans la souffrance ou la joie d’un autre et que nous la ressentons comme si c’était la nôtre »[14]. Contrairement au mot sympathie, qui est passif – « se sentir désolé », par exemple – le mot empathie suggère l’engagement actif, la volonté de prendre part à l’expérience d’un autre, de partager son vécu.

 

Les tenants d’une conception rationaliste de la conscience humaine, ont tenté de dépouiller l’empathie de son contenu affectif. « Selon le philosophe et psychologue américain George Herbert Mead, tout humain se met dans la peau d’un autre pour évaluer ses pensées, ses comportements et ses intentions, afin d’y répondre comme il convient. C’était aussi l’avis du psychologue Jean Piaget, spécialiste du développement de l’enfant »[15]. Pour les penseurs rationalistes, l’empathie est un outil cognitif, « un moyen de jauger l’autre pour faire avancer ses propres intérêts ».

 

J. Rifkin note que des psychologues, comme Martin L. Hoffman ne sous-estiment pas le rôle cognitif que peut avoir  l’empathie, « mais l’empathie est d’abord pour eux une réaction globale à la douleur d’un autre déclenchée, au plus profond, par un partage émotionnel de son état, accompagnée d’une évaluation cognitive de la situation réelle et suivie par une réaction affective et engagée pour répondre à ses besoins et alléger ses souffrances »[16].

 

 

[1] Découverte notamment des Neurones miroirs

[2] Entropie : Bien que l’énergie dans l’univers reste constante (1er loi de la thermodynamique) elle change de forme continuellement, mais toujours dans le même sens du disponible à l’indisponible. L’énergie va toujours dans le même sens du chaud vers le froid, du concentré au dispersé, de l’ordonné au désordonné ; à chaque changement de forme, une certaine quantité d’énergie disponible est perdue, elle ne peut plus accomplir du travail utile (entropie : 2ème loi de la thermodynamique ) .

 

[3] Convergence des changements de régimes énergétiques et des révolutions concomitantes des communications : La gestion d’un régime énergétique toujours plus complexe exige une révolution concomitante des communications p40. Exemple des sumériens en Mésopotamie. « partout où ont été créés des systèmes hydrauliques à grande échelle, les sociétés ont créé indépendamment une écriture pour les gérer (au Moyen Orient, en Chine, en Inde et au Mexique ».

La révolution de l’imprimerie (imprimerie + vapeur) « a permis d’organiser et de gérer les opérations complexes et gigantesques des révolutions du charbon, de la vapeur et du rail », de la première révolution industrielle

A la fin du XIXème siècle et tout au long du XXème, les formes de communication électrique de première génération : le téléphone, les films, la radio, la télévision,  ont convergé avec l’événement du pétrole, de l’automobile, et de la production en série de biens manufacturés ; elles sont devenues le support de communication adapté pour organiser la seconde révolution industrielle et commercialiser ses produits »

 

[4] Rappelons que le siècle des Lumières est un mouvement culturel, de philosophes et de scientifiques dans les pays européens du XVIII ème siècle. Ce mouvement dénonçait l’obscurantisme, l’intolérance et les abus de l’Eglise et de l’Etat ; il avait pour but de réformer la société et de combattre les ténèbres de l’ignorance par la lumière métaphorique de la raison et des connaissances. La pensée du siècle des lumières se développe autour de deux thèmes majeurs : le retour à la nature et la recherche du bonheur. Pour les défenseurs de ce mouvement, la nature humaine n’est pas entachée par le péché originel, et ils substituent à la recherche chrétienne du salut dans l’au-delà, la quête ici-bas du bonheur individuel. Ils sont confiants en la capacité de l’homme de se déterminer par la raison, et ils partagent une croyance dans le progrès de l’humanité.

[5] Op. cit. p 14

[6] Op. cit. p 51

[7] Utilitarisme : « doctrine philosophique popularisée par Jeremy Bentham, un philosophe anglais du 18ème siècle. Cette doctrine fait de l’action humaine la conséquence d’un calcul coût/avantage destiné à procurer à son auteur le maximum de satisfaction pour un effort donné.(…) L’individu est estimé calculateur et il n’agit que pour améliorer son bien être. Pour Bentham il s’agit de privilégier le bien être de tous, il s’agit d’un bien être social (..) cette conception « collectiviste » de l’utilité est refusée par les économistes néoclassiques » (L’économie de A à Z, Alternatives économiques, Poche N°40 sept. 2009

[8] Op. cit. p 300

[9] Op. cit. p 301

[10] Op. cit. p 503

[11] Op. cit. p 505

[12] Op. cit. p 505

[13] Op. cit. p 466

[14] Op. cit. p 19

[15] Op. cit. p 20

[16] Op. cit. p 20